J – 2
Difficile de s’endormir rime un peu avec difficile de se lever. Mais la perspective de retourner sur le terrain une dernière fois est plus forte que le reste, et malgré la fatigue et le fait que nous soyons partis avec quelques minutes de retard, ce petit trip n’annonce que du positif. Comme à chaque fois que nous partons sur le terrain, il commence par pleuvoir, mais comme je suis désormais une des filles les plus chanceuses qui existent, le temps se lève, juste à temps pour me permettre d’apercevoir le Mont Kenya, une nouvelle fois, toujours aussi beau, avec la lumière du matin, une légère brume qui donne une superbe luminosité, enfin le top quoi. Sans avoir eu le temps de voir les heures passer, nous arrivons à Isiolo, la journée s’annonce vraiment belle, un pur ciel bleu, pas de nuages en vue, mais par contre, un taille de vent qui forcément soulève pas mal de poussière ! Chouette, entre Didier qui est (légèrement) maniaque et moi qui ai (un peu) de mal à respirer quand la poussière rentre dans mon nez… mdr, voilà une preuve de plus de l’efficacité de notre équipe de bras cassés… Bref, alors que je m’apprêtais à prendre la direction de l’hôtel, Didier m’a un peu pris de court avec une jolie surprise, en voulant m’offrir un cadeau pour mon anniversaire. Arg je ne m’y attendais pas à celle là, mais j’ai énormément apprécié la délicate attention. Je reçois donc mes premiers (et pas les moindres) cadeaux d’anniversaire : deux jolis colliers et deux jolis bracelets, que vous aurez l’occasion d’admirer puisque je les porte déjà (et non, pas tous en meme temps...)… On a posé toutes nos affaires à l’hôtel, profitant quelques secondes du magnifique paysage que nous offre la terrasse (pas folles les guêpes, on est repartis au troisième étage !), la journée commençait donc plus que bien... On a ensuite repris la route, ben ouais, on n’est pas là que pour prendre du bon temps quand même !, direction N’Gare N’Dare, si vous vous ne souvenez pas, il s’agit de ma première visite de terrain, donc ce n’est quand même pas rien ! Cette fois, je ne me suis pas perdue (que de progrès en 6 mois), et j’ai même gagné la bataille contre le GPS (quel homme mdr) en gérant l’entrée des données et même la navigation !! Mdr.
En début d’après midi, on est passé chercher Peter, et on est parti pour Daaba, l’endroit où on trouve les plus beaux Acacia tortilis du monde. Cet endroit est magique, c’est vraiment très beau, et je suis définitivement amoureuse de mes arbres…
Le seul petit point (et quand je dis petit, c’est ironique parce que ce n’est pas vraiment bon pour la suite) à mettre dans la case négatif, c’est qu’il n’y a absolument pas de gomme, alors qu’on est en pleine saison sèche, et que donc, les arbres devraient produire. La saison des pluies n’ayant pas été ce qu’elle aurait du être, ça s’annonce mal pour les pauvres populations qui vont avoir encore moins de ressources que les années passées.
Sur la route du retour, on a fait un pause par le bureau de Peter et de Nicholas, puis on est allé rencontré un gars (dont j’ai déjà oublié le nom) qui bosse sur le projet (sur les aspects « marché ») mais qui ne connaissait pas encore Peter et Nicholas. Bref, avec tout ça, il était presque 18h, le soleil se couchait, et vous ne vous rappelez peut être pas, mais Didier me doit un coucher de soleil depuis notre première sortie de terrain… Pour honorer sa promesse, et un peu aussi par fierté parce que je l’ai charrié toute la journée (même s’il n’a pas voulu l’avouer !), nous avons repris la route pour prendre de la hauteur et admirer un magnifique coucher de soleil derrière la colline, avec une super lumière sur toute la vallée. Le moindre que je puisse dire, c’est qu’il a largement honoré (de loin et plus encore) sa promesse, et j’espère que les photos seront belles (celles de ma mémoire sont magnifiques, vous pouvez me croire sur parole !).
Bref, il faisait un froid de canard avec le vent fort qui soufflait, on ne s’est donc pas attardé, et avons regagné l’hôtel ou une fois de plus, nous avons veillé relativement tard, à discuter, discuter encore, sans pouvoir s’en lasser, autour d’un bon petit plat chaud, puis sur la terrasse sous un ciel rempli d’étoiles malgré les petites lumières parasites. Quelques étoiles filantes nous ont même fait l’honneur de nous accompagner (mais c’est Didier qui les a toutes vues, c’est injuste !!), pour conclure la journée et placer cette soirée à la frontière entre la perfection et l’irréalisme…