Lundi 18 août 2008

J – 19

 

On a décidé de se lever tôt pour pouvoir observer un maximum d’animaux avant que le soleil ne soit trop haut, trop chaud, et donc que tout ce petit monde merveilleux n’aille se cacher pour se rafraîchir. 6h15, le réveil sonne, dur dur après la nuit courte (et pleine de bruits bizarres…), mais qu’importe, on prend la route le plus vite possible pour chercher des lions (je cherche toujours mon mâle et mes bébés ahah. D’ailleurs, comme hier c’était trop facile, j’ai demandé à ce qu’ils soient violets à poids verts, il ne faudrait pas que la perfection devienne une habitude mdr), mais après deux bonnes heures à tourner, on est revenu au campement bredouilles si on oublie bien sûr éléphants, gazelles, hyènes (des tas !), et autres animaux dont nous n’étions pas à la recherche !), affamés, congelés et plein de poussière. Car si le soleil était de la partie hier, il est assez timide en cette matinée (mais ça va nous être plus que profitable, vous comprendrez plus tard). Bref, le petit déjeuner nous a remis sur pied, et une bonne douche (pas d’eau hier soir arg) a fini de regonfler le moral des troupes ! On plie bagages, on remballe tout, et on repart pour la dernière ligne droite avant le grand départ et le retour à la vie réelle après cet épisode hors du temps.

On a tourné, tourné, tourné, sans rien vraiment apercevoir, et on commençait à légèrement baisser les bras, il était déjà midi passé, donc nos chances s’amenuisent de plus en plus avec le temps. On décide cependant à la dernière minute de faire un petit crochet avant de prendre la route de la sortie (destin ?), et c’est là que j’aperçois quelque chose au bord de la route. « Un tronc, un animal ? Est-ce que ça bouge ? Humm oui ça bouge, Carlos, arrête tout de suite la voiture et file moi les jumelles, y’a un truc là !!!! ».

Vous aviez demandé un lion ? Le voilà servi sur un plateau d’argent, à une trentaine de mètres de la voiture, et pour une des premières fois, c’est moi qui l’ai vu en premier !!! Le soleil qui ne se montre pas vraiment aujourd’hui (je vous avais dit que les nuages nous seraient bénéfiques !) n’a donc pas chauffé assez pour forcer les lions à se mettre à l’abri. Ce jeune mâle était donc gentiment en train de se faire dorer la pilule au milieu de nulle part. Moi qui disais que je n’avais pas de chance en 2007, l’année 2008 aura rattrapé tout ça, comblé et dépassé toutes mes espérances, vers l’infini et l’au-delà !!

Je peux enfin dire que je vis mon Roi Lion éveillée, je sais que cela peut paraître stupide, mais en ce qui me concerne, c’est tout sauf un détail, et une fois de plus, le lâcher des yeux n’a pas été chose facile. Nous retrouvons mes girafes au bord d’un petit lac, et j’ai eu la chance (ça surprend quelqu’un ?) de les voir boire. Trop énorme ! Dernière chose sur ma liste, le léopard (je ne compte pas les lionceaux violets ahahah), mais comme il ne faut pas abuser des bonnes choses, on n’en apercevra pas aujourd’hui (vraiment, quelle déception !!). Il faut quand même préciser que le léopard fait partie des animaux les plus difficiles à observer, ils sont très timides et se camouflent extrêmement bien… Arrivés à la porte de sortie, nous ne pouvons que nous féliciter pour cette chance extraordinaire qu’est la notre, pour avoir vécu deux jours merveilleux dans de si merveilleuses conditions.

Le chemin du retour a été légèrement plus silencieux qu’à l’aller, chacun étant perdu dans ses pensées (nous n’avons que l’embarras du choix concernant les souvenirs !) et la fatigue n’aidant pas. On est arrivé à Nairobi vers 18h, et nous avons décidé de terminer ce week end en beauté (idée stupide, il était déjà plus que parfait, mais nous faisons preuve d’une insatisfaction maladive !!) en allant grignoter un truc à Java. De retour à la maison, où « mon félin » abandonné depuis deux jours m’attendait de pied ferme, je ne peux me résoudre à arrêter de regarder mes photos en boucle, me rappelant combien ce week end était paradisiaque.

Je sais que j’ai écrit beaucoup, plus que de raison, mais tant pis pour les fainéants, je viens de vivre deux des plus beaux jours de ma vie…
Par Titia
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 18 août 2008

J – 20

 

5h45, le réveil sonne, après une nuit courte, et agitée, tellement j’avais peur de ne pas me lever. Tout est prêt, le temps d’empaqueter les affaires de dernières minutes, et c’est parti pour un périple de deux jours direction le parc national d’Amboseli. Rien de très intéressant d’indiquer dans le Lonely Planet, si ce n’est que l’on peut y voir plein d’animaux, et ça, je confirme ! Mais patience, chaque chose en son temps.

Première étape, reprendre la route de Kajiado. Cela commençait mal, on se tape les embouteillages en centre ville (incroyable un samedi à 6h30 du matin !!), et une énorme déviation qui nous amène au milieu de nulle part (et ce n’est que le début !). Heureusement, Carlos est un homme, donc il a le sens de l’orientation (contrairement à moi s’il est besoin de le préciser !), et nous voilà sortis de Nairobi sans encombre. La route jusqu'à Namanga (frontière tanzanienne) et bonne, mais après, pour atteindre le parc, c’est de la piste, plus ou moins bonne selon les portions. Dans l’ensemble ça va, et à 10h environ, nous étions devant la porte d’Amboseli National Parc. Que l’aventure commence, et sous un soleil de plomb s’il vous plait !

Juste après l’entrée, il y a un lac, mais qui est complètement sec en période sèche, ce qui rend le paysage très étrange, car plat, sec, sans animaux… Et en plus, c’est immense, tu n’en vois jamais la fin.

On atteint l’autre rive (il faut l’imaginer, j’ai dit que c’était sec !!), où se trouve des marécages (pas secs eux !) et j’aperçois mes premiers éléphants, gentiment en train de patauger. Parmi eux, un petit, trop mignon, me voilà définitivement fan des éléphants. Bon il faut avouer que ce n’est pas très difficile de voir des éléphants dans ce parc, car il y en a un sacré paquet… Et juste à coté, mes premiers hippos. Trop la classe, j’en avais jamais vu en vrai (ou alors je ne m’en souviens pas !), et wouah, dans le genre massif, voilà le bestiau ! Il y a une petite colline sur laquelle on peut monter à pied pour admirer la vue, qui était bien sûr sublime sous ce ciel bleu. Entre les éléphants faisant trempette dans le swamp, les hippos, les oiseaux et tout et tout, j’aurais pu rester là des heures durant !

On reprend la route, et la chance nous sourit plus d’une fois. Au détour d’un virage, des dizaines d’éléphants, des gros, des bébés, des éléphants partout, qui en file indienne, traversent la route juste devant la voiture… Incroyable, les mots manquent pour expliquer ce qu’on peut ressentir. Un peu plus loin, je retrouve mes Amours de toujours, les girafes, toujours aussi belles et élégantes. Et tour à tour, gazelles de toutes sortes, buffalos (en compétition directe avec les hippos dans la catégorie mastocs !), des gnous, des oryx, des zèbres, des oiseaux de toutes espèces, des phacochères, des élands, que sais je encore, je crois que j’en oublie plus d’un mais vous avez compris l’idée ! Je me trouvais déjà chanceuse à la mi journée quand on s’est posé pour déjeuner, et vous ne me croirez peut être pas (et pourtant) mais ce n’était que le début !

 

On a donc pic niqué dans la voiture, en se réjouissant de cette magnifique journée qui s’offrait à nous et en tentant de planifier un peu notre itinéraire du reste de la journée. J’ai beau être archi nulle en orientation, je me débrouille pas trop mal avec une carte (merci papa de m’avoir appris ça quand j’étais petite !), et nous avons donc prévu un joli petit circuit. Nous voilà repartis, plus motivés que jamais, à la recherche du moindre mouvement qui pourrait traduire la présence d’un animal intéressant (on se lasse assez vite des zèbres et des gazelles !). C’est étrange comme la chance peut parfois nous guider (certains parleront de « destin » (petit clin d’œil)), et je crois que là, je ne peux qu’acquiescer. Le chemin que nous voulions prendre (bien indiqué sur la carte !!) n’existe en fait pas (ou plus), et du coup, la piste sur laquelle nous somme n’est indiquée nulle part. On atterrit sur un espèce de rond point (il va falloir faire marcher votre imagination), et Carlos repère une lionne. Mon plus grand rêve de gosse, juste là, en train de roupiller sous les arbres. On a vraiment de la chance car comme c’est un rond point, on est vraiment très proches. Selon Carlos (moi et les distances, et presque aussi bons que moi et l’orientation), moins de 10 mètres. Rien que de l’écrire, je m’y revois, et je souris comme une imbécile devant mon écran ! Et grand moment de la journée, voilà que je lance « mais pourquoi t’es toute seule ? » (ouais bon je parles à la lionne je sais… Laetitia, 5 year old !), et Carlos qui me répond : « heu elle n’est pas toute seule en fait, regarde là… ». Et encore plus près de nous, une deuxième lionne, camouflée sous les arbres. Enormissime. Grandiose. Merveilleux. Et plus encore. On est bien resté plantés là pendant 45 minutes, perdus au milieu de nulle part, avec pour seule compagnie deux lionnes magnifiques, à moins de 10 m de la voiture. Quand une a décidé de se lever pour aller faire un tour, elle est passée tellement près de la voiture qu’il m’a même fallu fermer la fenêtre, juste au cas où, ben ouais c’est féroce un lion quand même !! Dur dur de repartir, et je ne le savais pas encore, mais la journée (déjà plus que parfaite) n’était pas encore finie. On a réussi à retrouver une route existant à la fois dans la vraie vie et sur la carte, et on a donc du faire un petit détour pour retrouver le chemin que l’on voulait prendre. A nouveau, pourquoi a-t-il fallu qu’on passe par là alors que cela n’était pas prévu, je n’en sais rien, mais je sais que je ne le regretterai jamais ! Carlos me demande en rigolant ce qu’il y a d’autres sur ma liste. Difficile à dire, on a déjà réalisé tous mes rêves de gosses la, je suis en plein milieu du Lion King !! Je demande donc un lion mâle, des lionceaux, une hyène, un guépard, un léopard et le Kili dégagé (car on est vraiment pas loin, mais il est souvent caché par les nuages…). Autant dire que le plus dur est devant nous ! Que nenni, trois minutes après, on croise une hyène. Moi j’hallucine complètement, il suffit qu’on parle d’un truc et PAF, il apparaît comme par enchantement. Et non, ce n’est pas fini, quand je vous dis que c’est un jour PARFAIT je pèse mes mots ! Dans un marais, on trouve un gros chat (on a mis du temps à l’identifier, mais grâce au Lonely Planet, nous savons maintenant que c’était un serval), trop mignon, et normalement hyper difficile à apercevoir (il suffit de demander je vous dis !). On croise une voiture arrêtée sur le bord de la piste (une famille de français en plus, c’était marrant), en train d’observer, je vous le donne en mille (après les lions, les éléphants, les girafes, les hippos, les hyènes, et tout le reste…), un guépard, en train de dévorer une gazelle. Alors là, Carlos est moi on n’arrive pas à y croire, on plane complètement dans la 5ème dimension (même la 4ème de Chuck ne suffit plus !), que peut il nous arriver de plus incroyable ? Comment ce jour pourrait-il être plus magique ?

Le jour commence à tomber, nous décidons d’en rester là pour aujourd’hui, et prenons la route du campement. Et avec un sublime coucher de soleil, en face de nous se découvre le Kilimanjaro, point culminant de l’Afrique, avec ses neiges éternelles, et toute sa splendeur. Can you beleive that. Parce que moi, franchement, je n’y arrive toujours pas. Arrivés au camp, on plante la tente avec vue sur le Kili (ben ouais, on a une journée parfaite ou pas ?), qui est free de tout nuage à au moins 2 km à la ronde. Et là, clou du spectacle, Carlos explose de rire en me lançant : Devine quoi, c’est la pleine lune !

Imaginez la scène, en moins de 7h de visite, on a pu observer (et de près, même de très très près parfois !) toutes sortes d’animaux magiques, réaliser mes plus grand rêves d’enfance, et on fini installés autour d’un feu de camp à manger des yeux le plus haut sommet d’Afrique, entouré d’un coucher de soleil magnifique et d’une pleine lune rougeoyante. Un rêve éveillé !

Cerise sur le gâteau (s’il en fallait une !!!), Didier m’annonce que nous devrions observer une éclipse partielle… Bon, on n’a pas réussi à la voir, soit on s’est loupé, soit on s’est couché trop tôt, mais bon…

On a passé la soirée autour du feu, avec un succulent barbec au menu (il fallait au moins ça !), et les bruits des animaux sauvages en fond sonore. Il y a des éléphants, des lions et des hyènes pas loin…

Par Titia
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 18 août 2008

J – 21

 

Etant donné l’état de fatigue dans lequel j’étais hier, je me suis transformée en kuku (comprenez Chiken en Swahili mais je ne suis pas sûre de l’orthographe) pour la soirée. A 21h, j’étais donc profondément endormie et après 9h de sommeil, j’étais pleinement remise de mes difficultés nocturnes des nuits d’avant. La journée commençait bien, ma DGGE est parfaite (ou presque !), l’analyse est satisfaisante et j’en ai donc fini avec les bactéries normalement (jusqu’à ce que mon chef me dise qu’il manque quelque chose ahah) et ça fait plaisir de finir la semaine sur des bonnes nouvelles. J’ai donc commencé mon combat contre les champignons (pas de temps à perdre !), avec une petite PCR, qui évidemment n’est pas vraiment à la hauteur de mes espérances mais je sens que cette guerre va être de longue haleine, et même si je suis quasiment sûre de perdre, je me lance malgré tout corps et âme dans la bataille ! Harrison m’a demandé de l’aider à mettre de l’ordre dans le labo de bio mol, car on ne sait plus trop où et quoi (à vrai dire on ne sait même pas ce qu’il y a tout court)… Nouvelle mission pour « crazy Titia » qui se plait à tout organiser, nettoyer, ranger (je suis sûre que ma maman est des plus surprises, mais pourtant c’est vrai, ils pensent tous que je suis maniaque !!!!). Je vais donc occuper mon peu de temps libre à essayer de faire quelque chose d’utile et d’organisé dans le labo. Harrison m’a gentiment dit qu’il ne fallait pas que je parte parce qu’ils avaient encore besoin de moi. J’ai trouvé ça super gentil, ça fait plaisir de savoir que je laisse une petite trace dans cette équipe qui m’a tant apporté en retour. Bref, après une pause déjeuner avec Esther (elle m’avait apporté un autre Chapati, décidément, elle a décidé que je devais grossir un peu avant de rentrer ahah, comme si j’en avais besoin ! Mais bon, c’est super sympa de sa part, et j’apprécie beaucoup nos échanges…), j’ai occupé une bonne partie de mon après midi à ma nouvelle mission, avec l’aide de Brenda (ben ouais c’est vendredi, il n’y a pas grand chose à faire d’autre !). Grand moment, grande bataille aussi pour savoir si on doit garder ou jeter. Ils sont graves, ils veulent tout garder, juste au cas où, un jour hypothétique, éventuellement, si quelque chose arrive, il se pourrait qu’on en ait besoin. Arf, je vais déblayer tout ça vite fait oui !! Enfin, c’était bien marrant de voir la difficulté qu’ils ont à jeter ne serait ce qu’une boîte cassée (alors qu’on en a 30 autres qui ne sont pas cassées, et donc que personne ne va jamais utiliser la cassée, ce qui semble assez logique !!)…

Fin de la journée, un bref passage à la maison et je repars pour rejoindre Carlos au Nakumatt, afin d’acheter de quoi manger ce week end. Petite pause café, shopping, puis préparation intensive de tout le matériel, je ne suis rentrée à la maison qu’après 22h !

Mes affaires sont prêtes, le chat, les poissons et Juliette sont nourris, je crois que nous sommes fins prêts pour ce week end qui s’annonce plus que sympathique ! Ah oui au fait, on va à Amboseli !

Par Titia
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 15 août 2008

J – 22

 

En effet, la journée a été aussi bonne que la nuit a été horrible. Une petite heure après m’être couchée (j’étais déjà dégoutée de me coucher tard alors que je voulais rattraper mes heures de sommeil…), je me réveille avec un mal de bide, de crâne, que sais je encore, une espèce de sensation que tout tourne autour de vous, et qu’en plus, vous allez pas pouvoir garder votre dîner très longtemps. Certains d’entre vous connaissent mes relations problématiques avec le fait de vomir, je vous passe les détails, mais j’étais à moitié en panique… Enfin, heureusement tout se finit bien, j’ai gardé mon dîner, mais ça m’a pris une bonne partie de la nuit pour arriver à me recoucher sans que j’aie l’impression que je traversais mon lit. Bref, vous l’aurez compris, pas la joie ce matin à l’idée d’aller bosser, mais quand il faut y aller, faut y aller, et avec les trois dernières nuits, autant vous dire que je n’étais pas fraîche. Heureusement, je suis pas mal occupée, cela me permet de ne pas passer trop de temps assise à ne rien faire, et donc de ne pas s’endormir comme une grosse (au milieu du labo, ça la foutrait mal quand même lol). Bref, ma DGGE n’est pas terrible terrible, mais c’est le Sénégal, alors je commence à avoir l’habitude. Je n’ai pas fait l’analyse, je garde ça pour demain, le vendredi, c’est toujours boring car il n’y a pas grand chose à faire. On verra ce que ça donne, mais au moins, je n’ai pas de vagues, ce qui est déjà un progrès en soi.

J’ai lancé ma dernière DGGE de la semaine, qui est également la dernière (si tout va bien, ou d’ici là qu’on décide de recommencer certains trucs !) en bactéries, à partir de demain, je pars en guerre contre les champignons qui ne veulent pas se montrer.

David a honoré sa promesse en m’offrant une petite friandise, pour me féliciter d’avoir eu (pour la première fois dans ma vie) le sens de l’orientation, et du coup, tout le labo s’est régalé des petits bonbons qui ressemblent à des caramels mais qui n’en sont pas vraiment.

J’ai bien sûr autoclavé mon milieu d’hier, puis coulé mes boîtes, et enfin, isolé mes souches pour que Didier ait des boîtes et des tubes « neuves » : pour l’observation, c’est quand même plus pratique que des cultures de plus de 15 jours ! Ca m’a fait du bien de me retrouver toute seule un peu au labo de microbio, car si j’aime bien être une teacher, maniper par moi-même me manquait un peu. J’ai passé beaucoup de temps à discuter avec Moses, qui vient d’emménager avec sa copine, et qui va rencontrer sa belle mère pour la première fois dimanche (alors qu’il connaît sa copine depuis 10 ans, ça m’a fait halluciner). Il est trop mignon à flipper comme cela, et je me rends de plus en plus compte que c’est vraiment une des personnes qui va me manquer le plus ici. Des gars comme lui, cela ne court pas les rues, et je suis vraiment contente que sa route ait pu croiser la mienne pendant ces quelques mois.

Tout cela pour dire que j’ai passé une bonne journée, malgré la fatigue, et j’ai même eu droit à un « compliment » d’Harrison qui m’a fait remarquer que j’étais enfin une vraie fille, parce que pour la première fois en six mois, je portais une jupe… Hummm merci Harrison… Lol.

Seul point noir de la journée, je devais aujourd’hui assister à mon premier cours de percussions, mais mon état physique ne m’a permis que de rentrer tout droit jusqu’à la maison pour m’écrouler sur mon lit (je suis deg !). Ce soir, c’est un bol de soupe, une douche, et au lit…
Par Titia
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus