Me revoilà, après quelques 8000 km et quelques 27h plus tard…
J’ai quitté Agde le 26 février 2008 à 16h41, et le voyage s’annonçait quelque peu difficile ! Premier train… Premier retard (vive la SNCF). Et puis voilà que le TGV que je
devais choper de Montpellier décide de partir de Nîmes. Me voilà donc dans un second train… Second retard ! Heureusement, la correspondance nous attendait. Voilà donc le TGV. Mais qui dit
troisième train dit… Troisième retard bien sur ! Chouette je vois que vous suivez J.
Arrivée Gare de Lyon, les vraies choses commencent. Heureusement, tout va bien : pas de problèmes particulier à signaler, sauf peut être les 8.20€ pour aller jusqu’à
l’aéroport ! Si c’est pas l’arnaque ça… Bref, terminus Charles dd Gaule, terminal 2, tout le monde descend. Tout le monde, ça veut dire moi seule, alone in the airport !
(At the airport, I’m waiting for my plane, flight number 634, I hope it won’t be late… lalala (petite dédicace à mes soeurettes !))
Oui mais voilà, terminal 2, ça suffit pas pour un parisien amateur de choses compliquées. On trouve ainsi Terminal 2A, 2B, 2C, etc. Et forcément, si j’arrive à un bout, c’est à
l’autre que je dois aller ! C’est là que tu maudis ta valise, ses 19 kg de fringues et de médocs, et surtout, le fait que la tirette soit pourrie !!!!
Après peut être 20 minutes de galère, je trouve enfin le Terminal 2B. Il est 23h, j’ai rien trouvé à manger (Béni soit le paquet de cookies présent miraculeusement dans mon sac)…
Tiens d’ailleurs, vous trouvez ça normal que rien ne soit ouvert dans Paris après 21h30 ?
Bref, les heures passent (et se ressemblent lol), j’essaie de me tenir éveillée comme je peux, ou alors je somnole accrochée à ma valise…
5H15, enregistrement. Synonyme dans mon cas de soulagement. Ras le bol de tirer sa tirette pourrie à chaque fois que tu veux aller pisser ! (Est-ce que j’ai dit que ma valise
avait une tirette pourrie ??) Et puis c’est le contrôle de sécurité. Et vous me croirez ou pas, je n’y ai pas cru moi-même ! JE N’AI PAS SONNE !!! Comme quoi je suis une vraie
veinarde quand je veux :-D
Et me voilà à bord d’un petit airbus, j’ai dormi tout le long du vol Paris-Zurich (je me suis fait sucrer mon petit dej’ d’ailleurs arf). Me voilà en Suisse, mais en Suisse
allemande s’il vous plait, c’est carrément plus rigolo. Et là, même cause, même effet, si t’arrive porte A23, c’est que tu dois réembarqué porte E47, de l’autre coté de l’aéroport !!! Mais
là, tu bénis les suisses car :
1) t’as plus ta valise (ouais, celle
avec la tirette pourrie)
2) Ils ont un métro perso pour aller du
A au E !
Ils sont bien ces suisses. Ils sont également conformes à leur réputation… lents ! Même leurs escalators sont moins rapides que la moyenne ! J
Heureusement, le personnel d’embarquement est lent aussi, ce qui m’a permis de ne pas rater le deuxième vol, ce qui aurait été pour le moins problématique n’est ce pas ! Me
voilà dans sur le vol ZURICH-NAIROBI, près du hublot (ça c’est super chouette quand on débute dans les avions !). On traverse les montagnes suisses, pleines de neige, les montagnes
italiennes (eux, ils se sont fait sucrer la neige), et puis c’est la Méditerranée. Sublimes paysages, mais aucun comme celui du désert, par 13000 d’altitude, avec un pur ciel bleu, malgré le fait
qu’il fasse -60°C dehors (paradoxal non ? on est en plein désert). Inoubliable.
Et voilà qu’ils annoncent la dernière heure de vol. Là, tu commences à réaliser où tu es, et surtout, où tu vas, et ton système digestif se désintègre. Ils ont beau t’offrir des
chocolats suisses (décidément j’aime bien les suisses !!) ça aide pas des masses ! Du hublot, ça donne un paysage… indescriptible. Je vais essayer quand même : Prenez un désert,
enlever le sable, rajouter de la terre rouge et un brin de Roi Lion, sans les lions et les gazelles qui chantent (suis-je bête, ce sont des antilopes !) et puis il faut rajouter la montagne,
car Nairobi se trouve à 1600 m environ. On aperçois la piste d’atterrissage : « Hey mon commandant, t’es sûr de toi ? Sinon, on peut rentrer à la maison hein !! t’es sur qu’il
y a pas encore quelques centaines de milliers de kilomètres ? »
Apparemment, il était sûr de lui… Les roues touchent le sol. Here we are ! Mon système digestif, lui, a définitivement rendu le tablier.
Sortie d’avion, douanes obligent… Ils ont été chiants, mais pas trop. Ouais forcément, je viens pour 6 mois et le VISA n’est valable que 3… Après quelques explications ardues (mes
premiers mots en anglais depuis looooonnnngtemps !) et 50$ US, me voilà autorisée sur le territoire pour 3 mois. Je pars à la recherche de Mohamed et de sa pancarte (Loulou ? oui c’est
moi ;-) ) Oh, j’ai failli oublier, entre temps, j’ai récupéré ma valise, et j’ai été obligée de récupérer sa tirette aussi L…
J’ai remarqué un truc bizarre à l’aéroport, mais peut être que c’est comme ça partout (??) il y à une tonne de gens qui t’attendent,
en plus des gens avec leur pancarte, pour savoir si tu cherches quelqu’un, si tu veux qu’ils l’appellent etc. Mais voyons les gens, si vous laissiez les Mohamed avec leur pancarte tranquilles,
ils seraient moins durs à trouver !!
Mohamed est vraiment gentil, il porte ma valise (le pauvre !), essaie de m’expliquer des trucs sur la ville, même si je ne comprends pas tout… Ca viendra, mais faut dire
(pour ma défense) que les kenyans ont vraiment un accent difficile à comprendre.
Voilà mes premiers pas dans Nairobi. Et très vite, tu t’aperçois que les Kenyans conduisent… n’importe comment. Bon déjà ils conduisent à gauche, ça fait bizarre au début, surtout
quand on prend les ronds points à l’envers ! mais surtout, c’est la grande anarchie sur les routes. Chacun va où il veut, quand il veut, sans se préoccuper de là où les autres veulent
aller ! Ils roulent au milieu de la route, et j’ai eu beau essayer de comprendre, je n’ai pas compris les règles de priorité dans les ronds points (si jamais il y en a) !
J’ai vu mon premier éléphant, (bon OK c’était un faux, mais je suis sûre que vous y avez cru, n’est ce pas Céline ? J)
On s’est un peu perdu avec Mohamed pour trouver l’appartement, mais Mohamed est vraiment gentil, il demande a plein d’autres taxis, et une fois arrivés, il m’aide même à monter ma
valise ! J’habite dans le quartier nommé Westlands, si certains sont motivés pour regarder sur google earth, c’est très résidentiel, ma rue s’appelle Raptha Road.
Ma colocataire s’appelle Kristina, elle est canadienne-suédoise, et son Mari, Paul, est suédois je ne sais pas quoi (mais il parle un assez bon français). Ils sont tous les deux
vraiment sympas, et je risque de ne pas les voir très souvent, car ils voyagent beaucoup (elle travaille entre la Suède, le Nigeria, le Kenya, que sais je encore !)
Ma chambre n’est pas grande, mais très sympa, j’ai un petit lit confortable, un grand placard, et même ma propre salle de bain.
Ah, et première expérience culinaire : j’ai mangé la meilleure mangue de toute ma vie… Il parait que les ananas ne sont pas mal non plus, faudra que je goûte ça, je vous en
dirai des nouvelles !
Voilà mes premières impressions. J’ai été un peu longue, mais j’avais envie de garder trace, car comme on dit, les premières impressions sont souvent les meilleures, et j’ai peur
d’oublier après !
I’m fin, I’m tired, and
I’m going to bed ! Demain je vais au labo. J’ai
hâte de voir comment c’est Nairobi… de jour !