Mardi 26 août 2008

J – 11

 

Je suis rentrée trop tard hier soir pour rencontrer Sara, l’étudiante suédoise qui est arrive ce week end. Elle sera là pour 3 mois (mais on s’en moque, dans 11 jours je suis débarrassée de ma colocataire… Il faut bien trouver des points positifs à mon départ hein…). Je l’ai donc rencontrée ce matin, elle a l’air plutôt gentille, ça se confirmera dès mercredi, vu que Kristina part presque une semaine (houra). Arrivée au labo, la journée ne commençait pas très bien, un robinet n’avait pas été fermé dans le labo central, et il y avait de l’eau partout (mais pour une fois ce n’est pas chez nous !!). Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais aujourd’hui tout m’a un peu pris la tête, sans qu’il y ait une raison précise. Un jour sans quoi ! J’ai des gels à refaire (inutile de vous dire que ce sont « encore » les échantillons du Sénégal), donc deux PCR, que j’ai fait quickly quickly pour pouvoir confirmer avec mon électrophorèse entre midi et deux, pour lancer les DGGE dans l’après midi. Brenda a décidé de m’aider pour faire la DGGE, et elle était bien lancée quand j’entends un « crac ». Aïe, la plaque de verre s’était cassée sur les deux coins. Oups. Bon c’est pas grave, ça peut arriver, sûrement que les clamps ont été serrés de façon un peu brutale… Bon ben oui, mais sauf que non ! Deuxième plaque, deuxième « crac », voilà une autre plaque de pétée. Oups, là par contre, ce n’est pas un malencontreux accident, il y a quelque chose qui cloche ! Bon on a trouvé pourquoi ça cassait, une histoire de clamps à l’envers, je vous épargne les aspects techniques, mais retenez juste qu’on est mal, je ne sais même pas si j’ai d’autres plaques en stock ! Heureusement, j’en ai trouvé une, un peu plus fine que les autres, mais ça devrait pouvoir faire l’affaire en attendant mieux. Voilà pour les premières mésaventures de la journée. Une fois les gels prêts, je décide de me changer les idées en allant m’isolant un petit peu dans mon petit labo de microbio… Mauvaise idée, mes boîtes sont pleines de contamination, ce qui signifie que la hotte est plus ou moins hors service, et niveau bonne nouvelle, on a vu mieux, vous l’aurez compris. Voilà pour la deuxième série. Je me suis réfugiée dans le bureau de Didier pour partager mes malheurs, mais difficile de voir les choses de façon positive aujourd’hui ! Bref, la matinée est passée super vite, il a ensuite fallu confirmer mes PCR, vous devinerez sans peine que j’ai quelques petits soucis, puis lancer la DGGE, ce qui étrangement, n’a posé aucun problème. La journée était presque finie, alors j’ai pris le temps de papoter un peu, sauf que le « un peu » s’est allongé, et que j’ai fini par être en retard pour lancer mes cultures de microbio. Après le record de l’électrophorèse, je crois avoir battu le record de la culture liquide ! Dommage qu’il soit trop tard pour les JO ! 16h30, je croise K en allant dire au revoir à Didier, elle veut partir dans une petite demi heure, ok fine, pourquoi pas. LA droguée du travail a eu une mauvaise journée (il faudra vraiment qu’on m’explique ce qu’elle entend par droguée du travail), donc on est allé boire un café au Sarit, avant de faire trois courses et de rester bloqué trois plombes dans un trafic hyper dense pour un lundi soir… Je commence à ressentir la fatigue accumulée ces derniers jours (avec l’excitation du week end, j’avais presque oublié combien je dormais peu en ce moment), et après manger, je n’ai pas eu le courage de me mettre sur mon rapport, alors que c’est vraiment ce que j’aurais du faire. Une bonne nuit de sommeil s’impose pour retrouver la forme et le moral qui va avec !

Par Titia
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Lundi 25 août 2008

J – 12

 

Réveillée par le froid (je n’ai plus aucune sensation dans mes pieds ni dans mes mollets, non mais quelle idée d’aller se peler au milieu de nulle part mdr) vers les 7h du matin (décidément, j’ai un problème de sommeil moi !), j’ai entassé les pulls et suis partie faire un petit tour au bord de la rivière qui coule en contrebas du Lodge. Une brume recouvre tout, il fait un peu froid, mais je savoure chaque seconde, car tout est vraiment réuni pour passer un week end parfait (il ne manquerait plus que le soleil pour satisfaire une éternelle insatisfaite, mais j’y reviens…) Après le petit dèj, on a attendu (un peu) le rangers qui devait nous accompagner pour la petite marche que nous voulions faire, mais il n’est jamais apparu. Nous sommes donc partis sans lui, armés d’une carte et de toute notre bonne humeur pour trouver un certain parking, d’où on est sensé pouvoir grimper jusqu’en haut d’une colline (heu je parlerais même d’une montagne si j’osais mais ça aussi j’y reviens). Le temps se lève peu à peu, la brume désépaissit jusqu’à même disparaître pour laisser le soleil briller dans un immense ciel bleu. Vous vous en douter, les couleurs obtenues sont splendides, et on ne se lasse pas de s’en mettre plein la vue. La piste est pourrie, on se perd un peu, on fait demi tour pour emprunter des pistes encore plus pourries. On s’est retrouvé en plein milieu d’une forêt, avec des chemins (qui n’en sont même pas, tu devines plus la piste que tu ne la vois) gadouilleux à souhaits, et ça grimpe, ça grimpe… Bon on a du se rater quelque part, parce qu’on n’a pas trouvé le parking qu’on cherchait (mais je suis à peu près sur qu’il n’existe plus vu que de toutes évidences, personne n’est passé par là depuis longggggtemps !!!

On est arrivé au bout de la piste (notre parking à nous, improvisé !), et d’en haut, on a une vue imprenable (et je pèse mes mots), sur tous les alentours. Des crêtes, des vallées, des couleurs, un soleil qui se cache un peu mais qui nous offre un changement de luminosité magnifique, une végétation très diverse, mélangez un peu de tout cela et vous obtiendrez la merveille que nous avions sous les yeux (et voilà les 50 photos suivantes ahah). On a décidé de monter une crête, et si j’ai parlé de montagne, c’est que même si on ne s’en rend pas vraiment compte (mais je vais le réaliser dans quelques minutes, j’y reviens lol), d’après la carte, on avoisine les 4000m d’altitude. Nous voilà donc en route pour le sommet, avec espoir d’avoir une vue encore plus belle d’en haut. Il n’existe pas vraiment de chemin, on innove un peu, mais petit à petit, on grimpe. Je commence à avoir mal aux oreilles, mais pensant que cela venait du froid (on se tape aussi un putain de vent !), je ne me rends pas compte que c’est en fait un peu plus que ça. Plus on monte, plus j’ai mal derrière les oreilles, moins j’ai d’équilibre, et j’ai même un peu la tête qui tourne. Il parait qu’on appelle ça le mal de l’altitude ! Mais bon, mal de l’altitude ou pas, je ne veux pas rater la vue de là haut, et de toutes façons, nous y sommes presque ! Et nous ne sommes pas déçus. A perte de vue, pas l’ombre d’une vie humaine, un calme incroyable, dans un cadre somptueux, et nous dans tout ça, profitant de chaque seconde. Il a quand même été préférable que je m’assoie quelques secondes, et Didier a profité de ma faiblesse pour prendre d’autres photos de moi, avec les vallées en fond. Dis donc, c’est ma maman qui va être gâtée…

La descente a été agréablement reçue par mes oreilles, et on a repris gentiment la route vers la voiture. Il était déjà presque midi, on retourne au Lodge (au moins une grosse heure et demi de route pour 35 km, on ne risque pas de se faire flasher pour excès de vitesse mdr) pour enfin prendre une douche (on n’avait pas d’eau chaude jusque là, et avec le froid qu’il fait, c’était impensable !), manger un morceau, regrouper toutes les affaires, et prendre la route du retour. On est sorti à la porte direction Nyeri, sauf que les choses se compliquent un peu (beaucoup même si j’osais), car ils n’ont pas la machine pour valider notre sortie. Il nous demande d’aller dans un bureau du KWS, dans un bled sur la route de Nyeri. Ok, nouvelle mission, trouver ce bureau. Avec les kilomètres s’envolent nos espoirs de voir un éléphant, mais les souvenirs d’hier et de ce matin remplissent de façon déjà assez conséquente ma petite tête qui ne sait plus trop si elle rêve ou si la vie peut vraiment être aussi belle ! On a finit par trouver le bureau, sauf que le gars n’est pas là, il est à une autre porte, il faut donc aller là bas (j’ai dit que les choses n’étaient pas souvent simples avec KWS ?) et évidemment, on ne trouve pas la route du premier coup (pourtant, toutes les informations collaient, mais ce n’était qu’une coïncidence malheureuse… quelle déception !), et clou du pestacle, quand on a atteint la bonne porte, ils nous ont gentiment expliqué qu’il ne pouvait rien faire pour nous aider car nous avions trop de retard (quand tu rentres dans le parc, tu as le droit d’y rester 24h, pas plus, sinon, tu repayes…). Gloups. On a donc quitté Nyeri bien tard, et il nous restait encore 150 km pour rentrer sur Nairobi. En plus on se tape le bouchons, avec ces stupides matatus et bus qui conduisent n’importe comment (et ce n’est rien de le dire, je vous assure). Pour finir en beauté un week end déjà plus que superbe, Didier m’a invité à manger, et je ne suis rentrée à la maison que vers les 22h30, où mon petit tigre m’attendait pour une bonne dose de câlins (pauvre bête que j’ai abandonnée pendant trois jours !!), avant quelques heures de sommeil bien méritées, et de superbes souvenirs de deux jours irréels et enchanteurs…

Par Titia
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Lundi 25 août 2008

J – 13

 

Réveillée vers les 8h, mais opérationnelle bien trois quarts d’heure après, on a tout préparé pour notre petit week end (enfin, je dis « on » mais je me suis sentie bien inutile pendant toute cette partie ahah), et après un petit déjeuner sur la terrasse (avec le ciel bleu et le soleil qui brille, décidément, c’est trop top), on a pris la route du parc national des Aberdares. Les Aberdares, c’est une chaîne de montagnes avec des pics hauts de 4000m, des cascades de 300m, des forêts denses, des bosquets de bambous et de nombreux animaux (Buffalos, éléphants, antilopes…). Merci le Lonely Planet !

Le parc est donc un peu atypique (comme se plait à me le rappeler Didier), mais il n’est pas encore l’heure de s’en rendre compte. On a décidé de faire une sorte de boucle, donc de prendre la route de Naivasha, de rentrer par la porte ouest, d’aller poser nos sacs au Lodge, puis d’aller marcher, de faire un tour dans le parc demain et de ressortir par l’est pour prendre la route de Nyeri avant de rejoindre Nairobi. Si le soleil brillait quand nous sommes partis de Nairobi, les choses se sont (très légèrement !) gâtées quand on a passé Naivasha, et on s’est pris un énorme grain sur le coin du nez alors qu’on s’approchait du parc. Nous avons donc passé la porte sous une pluie battante, peu convaincus de l’aspect « durable » de nos plans initiaux. Arrivés au Lodge, on a perdu un temps fou à cause d’un malentendu certain entre les différentes personnes bossant pourtant au sein de la même organisation (des fois je vous dis moi…) et si nous étions un peu dég d’avoir perdu une bonne heure de balade, ça a eu le mérite de permettre au temps de se lever un peu. On a quand même décidé de remettre notre petit walk au lendemain matin, en espérant que le temps serait plus propice (et puis il parait qu’il nous faut un rangers avec nous…). On est donc allé faire un tour dans le parc, qui ne finira décidément jamais de me surprendre par la beauté et la diversité de ses paysages. On est descendu jusqu’à une énorme cascade (en tout, plus de 800 pieds, mais je ne sais pas combien ça fait en mètre ?), des paysages magnifiques, à se demander si nous sommes vraiment au Kenya. Il fait très froid, mais après un bon nombre de pulls entassés (Didier m’a gentiment surnommé Ramses !), on profite à fond des View points pour admirer les chutes d’eau, perdus au milieu de nulle part, au bord d’un précipice en pleine forêt. Magique. Un peu plus loin, il y avait une autre cascade, moins haute, mais toute aussi impressionnante car on pouvait descendre jusqu’en bas, là où l’eau atterrit avec une force impressionnante. Encore plus magique que magique. J’ai bien du prendre une cinquantaine de photos déjà ahah. Et d’ailleurs, sans que je dise rien, voilà Didier qui me dit : Tu pourrais faire une photo avec toi dessus, ça ferait sûrement plaisir à ta maman Google. Mais comment il le sait ça ? Enfin, après un long débat, il a fini par avoir raison de moi (tu parles d’une volonté !) et j’ai donc fait ma photo pour ma maman, qui sera je l’espère de voir son petit poussin au Kenya. Interdiction de l’imprimer pour toute la famille cependant !!!

Nous avons ensuite repris la route avec pour mission principale (à part s’en mettre plein les yeux tellement les paysages sont splendides, et complètement inattendus) : trouver un éléphant. C’est la troisième fois que Didier vient ici, et il a toujours pas vu les éléphants, qui sont pourtant sensés être dominants dans le parc. On a vu pas mal d’antilopes, c’est marrant, elles ont les poils longs et sont assez grassouillettes, sûrement pour résister au froid environnant ahaha, mais pas d’éléphants en vue. Pourtant, on est sûrs qu’il y en a, on fois les passages, les arbres cassés, les crottes et les trous qu’ils font dans le sols (on ne sait d’ailleurs pas trop pourquoi ils font ça…), mais pas le bout de la trompe d’un éléphant. Mais on s’est vraiment bien rattrapé, car au détour d’un virage, on tombe sur… Vous ne devinerez jamais !!!! Une panthère noire. Ouais vous avez bien lu !! Trop la classe. On lui a fait peur (pas eu le temps de freiner vu qu’on sortait d’un virage) et on a pas trop eu le temps de l’observer, mais elle était quand même super belle. Assez petite (sûrement jeune donc), mais d’un noir profond, gracieuse et élégante alors qu’elle bondissait pour s’enfuir dans les profondeurs de la forêt. Un truc de dingue, je suis sur mon nuage (faut dire que niveau nuage, j’ai l’embarras du choix mdr), après le week end de dingue de la semaine dernière (je vous ai dit ? j’ai vu un lion !!!) voilà que je vis à nouveau un des plus beaux rêves éveillée. On a continué un bon bout de chemin pour trouver les éléphants, mais nous sommes revenus bredouille. Quand on a décidé de faire demi tour pour rentrer au Lodge, la nuit commençait à tomber, et alors qu’il commençait à faire bien sombre, on tombe sur le plus gros buffalo que je n’ai jamais vu. En plein milieu de la route, qui nous regarde, pas très content d’être dérangé. Dans ces cas là, tout ce que tu peux faire, c’est reculer doucement, et attendre qu’il passe son chemin, en espérant que ce soit dans la direction opposée à la tienne. C’est vraiment massif comme bête, et on n’a pas fait nos malins quand on est passé (doucement !) à coté. Il nous regardait d’un air méfiant du bosquet dans lequel il s’était glissé… Grand silence d’un coup dans la voiture (difficile à croire, je sais vu que je parle beaucoup !) mais il faut avouer que ça calme ce genre de bestiau ! On est rentré tranquillement au Lodge, espérant finalement que nous ne tomberions pas nez à nez avec un éléphant vu qu’il faisait bien nuit (pas très prudent normalement !)…

Le gars du Lodge nous avait allumé la cheminée, ce qui n’était pas un luxe vu le froid qu’il faisait ! La soirée a été plus qu’agréable, comme à chaque fois (et je ne m’en lasse pas !) et on a discuté jusqu’à tard autour d’un bon petit repas et d’une bonne tasse de thé bien chaude. Brrr qu’il fait froid, mais wouahhh que la journée fut belle !

 

Par Titia
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Lundi 25 août 2008

J – 14

 

La journée a commencé relativement tard, car je pars avec Kristina en ce moment, normalement à 7h30 (ce qui me convient parfaitement car je gagne un peu de sommeil tout en arrivant à la même heure au labo) mais la ponctualité n’est pas vraiment son fort, surtout le matin. Donc je suis arrivée tout pile pour finir ma DGGE à temps, et faire trois bricoles au labo, vaisselle (et oui, c’est moi le Fish cette semaine !), rangement, cahier… Bref. Vers 9h, je prends le temps d’aller dire bonjour à mon chef, et je crois Victor sur le chemin qui me demande si je suis prête à aller à la serre avec lui (c’est prévu depuis quelques jours, mais je ne savais pas que ce serait si tôt le matin !!)… Moses a eu la gentillesse de prendre le relai pour ma DGGE, et moi, je suis partie avec Didier, Victor, Philipe et Brenda pour aller admirer les FAMEUX nodules de Dr Victor, futur prix Nobel des nodules ! J’avais promis à Brenda de l’emmener car la dernière fois, j’étais partie avec Ephanteus. Arrivés à la serre, on a dépoter certaines plantes pour voir si il y avait des nodules (tant attendus) mais les résultats sont un peu inquiétants. Oups. C’est pas la multiplication des nodules (pourtant, avec une envoyée de Dieu… mdr). Enfin, on verra bien, mais le pauvre Victor triomphant il y a quelques jours avait un peu la queue entre les jambes…

A peine rentrés de la serre, je n’ai eu le temps que d’analyser mon gel (celui que Moses avait eu la gentillesse de finir pour moi), qu’il fallait repartir pour le fameux repas de midi. Que je vous raconte, hier après midi, Mita est passée nous voir au labo pour savoir si nous voulions assister au repas de départ d’un des gars du TSBF, un gars dont je ne connais même pas le nom, et que je crois avoir vu une fois à un coffee break mais à qui je n’ai bien sûr jamais parlé… Donc j’ai esquivé, malgré les remontrances de Moses qui voulait à tout prix que j’aille avec lui. S’il savait à quel point je ne suis pas fan de ce genre d’évènement, tout le monde fait semblant de prendre du bon temps, mais au final, nombre d’entre eux préféreraient être autre part... Bref, tout ça pour dire que je pensais m’être échappée de façon assez habile, mais c’était sans compter sur mon cher chef ! Alors que je passais lui dire au revoir comme tous les jours en fin de journée, voilà qu’il m’annonce qu’il m’a rajoutée sur la liste, et que je suis contrainte (et forcée) d’y aller moi aussi. Merci chef…

Donc nous voila partis (j’ai forcé Brenda qui ne voulait pas non plus venir, ben ouais il n’y a pas de raison, si j’y vais, pourquoi elle n’irait pas elle ?), et finalement, on a passé un bon moment à manger tous ensemble, décidément Moses va vraiment me manquer, jusqu’à ce qu’ils commencent à faire les éloges du gars en question qui si j’ai bien compris, n’était plus vraiment le bienvenu à l’institut, mais bien sûr, ça, tout le monde s’est bien gardé de le dire. Ca a duré un temps interminable, j’ai bien cru que j’allais piquer du nez, d’autant plus que je commençais à avoir bien chaud, et qu’ils parlaient de Dieu à toutes les sauces. Great.

On est rentrés vers trois heures, j’ai jeté un œil sur le rapport de Brenda (je n’ai pas commencé le mien que j’aide pour celui de ma petite étudiante ahaha quelle ironie !) et à 16h30, tout le monde est parti. Moi je suis restée au labo à faire du rangement, en attendant Didier. C’est trop bien d’être seule au labo après 16h30. Du temps pour ranger, personne pour me perturber, avec un peu de bonne musique, c’était top. On est parti vers 19h, direction sa nouvelle maison à 5 minutes du boulot, le top. En plus sa maison elle est vraiment jolie. On a mangé sur la terrasse, qui pour moi est plus un patio qu’une terrasse, et c’est vraiment joli. Bref, une très bonne soirée à papoter (c’est que cela faisait longtemps !), avant d’aller se coucher quelques heures pour attaquer le week end qui s’annonce froid, mais atypique, car nous prenons demain la route direction les Aberdares !

Par Titia
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