Vendredi 4 juillet 2008
Pour la premiere fois depuis 4 mois (a part lors des sorties de terrain mais la ce sont des cas de force majeure), je n'ai pas eu la force de vous ecrire hier soir. J'ai failli a mon devoir (BBBAAADDDDD girl!). Pour me rattraper, je vais donc rapidement vous raconter ma journee d'hier (sans accent, sans grande ponctuation a cause des claviers anglais!).  Ce jeudi matin, comme les autres matins de la semaine, a ete un peu difficile, au moins au cours des premieres heures. Ma coloc est vraiment en train de me gacher la vie! Mais une fois mise au boulot, ca allait bien mieux. Tout comme le jour d'avant je n'ai pas arrete de courrir partout, entre les PCR, les DGGE, les solutions, les dilutions, les bacteries qui poussent beaucoup trop vite, et ce foutu planning que Didier voulait que je fasse pour les prochaines semaines (je vous laisse imaginer comme cela fut simple, vu que j'adddooooorrre tout planifier..). Anyway, fin de la journee, toujours pas un mot de K, malgre le message que je lui avais laisse a l appart. Grrrr. Je deteste la non communication.
Je rentre a la maison, et me plonge dans mon bouquin. Quand Kristina est arrivee, j'ai eu droit (enfin) a des explications. Je vous passe les details, c'est mieux ainsi. Toujours est il que si nous ne sommes plus en froid, tout n'est quand meme plus comme avant. Le temps fera surement son travail, comme toujours.
Donc voila, fin de l'histoire, cela ne vaut pas la peine de s'attarder la dessus.
J'ai fini ma soiree devant un des films fetiches de mon boss, triste a pleurer, mais vraiment tres beau...
par Titia
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Jeudi 3 juillet 2008

Ce matin, après quelques heures de sommeil, il a été assez difficile de se lever, mais après utilisation de toutes mes forces matinales, j’ai réussi à filer sous la douche, malgré le froid de canard et un moral dans les chaussettes. Arrivée au boulot, je n’arrêtais pas de bailler, c’est fou comme le moral joue sur la fatigue physique, et comme la fatigue physique joue sur le moral ! Je comprends maintenant pourquoi Kristina dort autant, elle doit vraiment être dépressive sans son P*** de cheval. (Pardon maman pour les étoiles, mais là, je sature !). Anyway, je voulais lancer une petite DGGE aujourd’hui, mais avant, il fallait que je confirme mes produits PCR de la veille. Et au moment de préparer mon gel, plus de tampon. Et plus de tampon non dilué non plus. Ce qui signifie : impossibilité de faire quoi que ce soit pour l’instant, à part préparer du nouveau tampon bien entendu. J’ai profité du cycle de l’autoclave pour aller jeter un coup d’œil sur mes isolements d’hier, qui auraient dus théoriquement être vierges. Mais la fameuse souche qui nous pose problème depuis le début (lors de la première série en mars, c’était déjà la même chose) a poussé en moins de 16h. Oups ! S’en est suivi une course contre le temps pour faire tout ce que j’avais à faire : après la préparation du tampon, j’ai enfin pu faire mon gel et confirmer mes échantillons. En parallèle, il fallait préparer de nouvelles solutions de DGGE, faire la liste des produits dont nous avions besoin pour lancer la commande, etc etc. Et une fois la migration finie, il fallait enquiller la PCR pour avoir un espoir de lancer la DGGE demain. A 16h15, j’avais fait tout ce que je pouvais (et devais, ou presque), je ne m’étais pas posée 5 minutes (non je mens, j’ai eu une petite demi heure pendant l’autoclave !!), mais qu’est ce que je me sentais mieux ! Oubliée la fatigue du réveil, les bâillements du début de la matinée... De retour à la maison, je me suis plongée dans mon bouquin, et le manque de sommeil m’a rattrapé, je me suis endormie après 3 pauvres chapitres.

Réveillée par le retour de ma coloc, qui soit dit en passant fait toujours la gueule, je me suis permis de lui lancer un « comment tu vas » qui n’a eu comme seule réponse un « Head ache ». Ok, bon, ce n’est pas encore ce soir que les choses vont s’arranger de toutes évidences. Elle est partie dans la seconde s’enfermer dans sa chambre et n’en est pas ressortie.

Moi je me suis lancée dans la cuisine pour me défouler un peu (on fait ce qu’on peut), et si cela n’a pas vraiment marché, au moins ça a rempli mon estomac. 

Encore une soirée que je vais passer à cogiter inutilement. Maudites soient les suédoises en mal de cheval…

par Titia
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Mercredi 2 juillet 2008
Toujours pas un mot de la part de Kristina en cette matinée. A vrai dire, une fois de plus, je décolle alors qu’elle n’est pas sortie de son lit. J’ai quand même laissé un mot, un peu comme une dernière perche que je lui tends. Je veux bien être patiente, mais y’a des limites, car là, ça dépasse les sautes d’humeur, ça devient du non respect d’autrui ! Bref, la matinée est passée super vite, et à la fois super lentement. Vite parce que j’ai pas mal de choses à faire, lentement parce que le temps que je passe à ne rien faire me rappelle à la fatigue que j’essaie de vaincre. Faut dire que si la soirée n’a pas été facile, la nuit a été guère mieux, voire pire. Etant donné que Victor a besoin de ses souches relativement vite (au plus vite en fait !) je me suis attaquée à la préparation de tout ce dont j’ai besoin pour les semaines à venir. Préparation de milieux, isolements… Ca fait du bien de refaire un peu de microbio ! Pas que je n’aime pas ma DGGE, mais ça n’a pas le même charme… Mon gentil chef m’a proposé de sortir un peu ce soir manière de ne pas tourner en rond entre mes quatre murs (les poissons le font déjà plutôt bien, je ne voudrais pas leur piquer la vedette), donc je suis restée un peu plus tard au labo, appréciant une fois de plus le calme plat qui règne dans les buildings une fois 16h30 passées. On est allé manger au Village Market, et c’était ma foi une soirée agréable. Il n’est pas vraiment tard, mais je n’ai pas plus envie que ça d’écrire ce soir étant donné que ma tête est un peu envahie des idées noires dues à ma colocataire qui pète sa crise (il n’y avait évidemment pas de réponse au mot de ce matin…).
par Titia
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Mardi 1 juillet 2008

Si les garçons, c’est nul et pas très utile (vous fachez pas les gars, je vous aime bien quand même), les filles des fois, c’est trop compliqué à comprendre. A l’exemple de ma chère colocataire, qui a décidé de piquer sa crise que je ne sais pas pourquoi. Faut dire que ca fait depuis samedi soir que je ne l’avais pas vu (étant donné que hier j’ai passé la journée avec mon chef et que ce matin, elle n’était pas levée quand je suis partie). Je ne sais pas si elle fait la gueule parce que je suis partie sans elle hier, ou pour toutes autres raisons, mais le fait est que c’est pas la joie. Et moi, ça m’agace parce que techniquement, je n’ai rien à me reprocher… grrrr. Enfin, du coup, j’ai commencé ma journée par la fin, besoin de décompresser un peu avant de vous parler de ma journée qui en plus (jusqu’à ce soir) avait été une bonne journée.

Retour au labo, tout le monde était content de me voir, ça fait plaisir, d’autant plus que réciproquement, j’étais très contente de revoir tout le monde. J’y suis allée molo aujourd’hui, le temps de se remettre un peu dans le bain, tout ça tout ça quoi ! Le peu que j’ai voulu faire, je n’ai pu faire que la moitié, car mon cahier de manips avait disparu, donc aucun moyen de savoir quand j’avais fait quoi, pas pratique vous le comprendrez. Il avait sûrement aussi besoin de vacances, car il est réapparu en fin de journée lol.

Enfin bref, voilà pour ma matinée, pas folichonne, mais j’en ai quand même profité pour refaire mes solutions et quelques bricoles. Et puis Victor est réapparu (de toutes façons il ne réapparaît que quand il a quelque chose à demander) et ça n’a pas loupé. Ah ah ah en plus il essaie de m’amadoué avec un compliment. Genre avec la tête que j’ai c’était crédible !!!

Bref, il faut que je repique ses souches, donc je vais me remettre à la microbio, moi ça me va ! J’ai passé l’après midi avec Didier a bossé (plus ou moins efficacement vu qu’on n’arrête pas de parler) sur des figures dont il a besoin pour un projet futur. Et c’est à ce moment là qu’il faut repartir au début à l’épisode Kristina en crise. A 16h, je vais la voir pour savoir si elle reste ou si je dois prendre le bus. Elle était au téléphone, donc je me suis fait rembarrer un peu sévère. Didier a essayé 5 minutes après moi, pas mieux. Bon, là c’est officiel, elle fait la gueule (et la question que tout le monde se pose, c’est… mais POURQUOI ??). Partagée entre l’envie de la laisser faire la gueule et l’envie d’arranger les choses, j’ai quand même décidé de rester pour voir comment ça allait se passer. Erreur ! A 19h20, elle était toujours pas sortie de son bureau, donc j’y suis retournée (moi pas peur !) et elle m’a dit très froidement qu’elle partait bientôt. Sur le trajet, pas un mot, arrivée à la maison, elle est restée un moment sur le parking, et quand elle est remontée, pas un mot de plus, elle a mangé dans son coin et est allée se coucher. Moi je veux bien faire des efforts, mais va pas falloir pousser Mémé dans les orties trop longtemps. J’atteins les limites de la patience là ! Enfin vous l’aurez compris, après cette bonne journée (jusqu’à 18h quoi) tout a un peu été gâché par les sautes d’humeur de Madame. Tant pis, ça ira mieux demain. J’ai passé mes nerfs sur les figures pour Didier, ce qui m’a fait du bien (qui aurait cru que la mise en page pouvait servir de passe nerfs ?), mais quand j’y pense, elle abuse quand même…

par Titia
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